La recharge artificielle des nappes

La recharge artificielle des nappes

Dans le cadre du programme MASAR EAU, initié par l’office de coopération espagnole, deux experts de l’entreprise espagnole de gestion de l’eau «TRAGSA » se sont déplacés en Algérie du 10 au 14 Novembre 2019, afin d’élaborer des études de faisabilité nécessaires pour la réalisation du projet de recharge artificielle en Algérie.

Sélectionné comme un premier projet pilote, le barrage SEKKAK à Tlemcen a réuni toutes les conditions nécessaires pour réaliser cette opération, qui vise principalement a récupérer la quantité d’eau déversée dans les milieux naturels pour la transférer vers les nappes souterraines permettant de satisfaire la demande en eau pour les différents usages.

Dans un premier temps, une visite sur terrain a été organisée, le 11 Novembre, au niveau de ce barrage « Nous sommes ici en Algérie pour apporter à nos confrères algériens notre expérience dans ce domaine, cette visite de terrain nous a donné une vison globale de site qui possède quasiment toutes les conditions nécessaires de faisabilité. Nous allons également demander à nos partenaires algériens de fournir un complément de données, à propos des études hydrogéologiques et topographiques de la région afin de statuer sur les prochaines actions à entretenir» a précisé M. Javier de la Cruz, expert espagnol du groupe Tragza.

Plusieurs réunions de travail se sont tenues au siège de la sous-direction de la coopération, au Ministère des Ressources en Eau, en regroupant plusieurs représentants des organismes du secteur, à savoir, ANRH, ANBT, AGIRE, ABH, ONID « le barrage de SEKKAK déverse jusqu’à 49 millions m3 d’eau, c’est une quantité importante qui se déverse dans les milieux naturels. La recharge artificielle représente une alternative nécessaire pour pouvoir réintégrer cette eau dans les aquifères de la région ( plaine de Hennaya, vallée de Tafna..). » a souligné Mme Faiza BOUCHAMA, Chef de département domaine public hydraulique à l’AGIRE.

A noter que ce projet fera l’objet d’un suivi rigoureux et méthodique, à travers l’organisation de plusieurs réunions de concertation et de sorties sur le terrain au niveau de cette zone pilote.